Mot du Premier Président

Le Plan National de Développement (PND) couvrant la période 2018-2022 consacre une part belle à la gouvernance économique.

En effet, depuis l’atteinte du point de décision et du point d’achèvement de l’initiative en faveur des Pays Pauvres très endettés (PPTE) respectivement en 2008 et 2010 permettant de bénéficier d’une remise substantielle de sa dette extérieure, le Togo a poursuivi ses efforts en matière d’assainissement des finances publiques. Dans ce domaine, le gouvernement a réalisé des progrès significatifs dans le cadre de la modernisation du cadre juridique des finances publiques, notamment l’adoption par l’Assemblée Nationale de :

  • la loi portant code de transparence dans la gestion des finances publiques conformément aux directives de l’UEMOA (2014). Cette loi met l’accent sur deux valeurs essentielles de la bonne gouvernance, à savoir la transparence et la redevabilité.
  • La loi organique relative aux lois de finances (2014). Cette loi vient renforcer l’harmonisation des finances publiques au sein des Etats membres de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) et surtout hisser le cadre de gestion de ces finances publiques au niveau des meilleurs standards internationaux pour confronter la croissance économique. La nouvelle loi rénove le dialogue de gestion, introduit la pluri annualité et la sincérité budgétaire.

L’intérêt ainsi manifesté pour la promotion de la gouvernance des finances publiques a été exprimé par l’Organisation Internationale des Institutions Supérieures de Contrôle des Finances Publiques (INTOSAI), la Banque Mondiale, le Fonds Monétaire International (FMI), ou encore l’Initiative sur la Transparence des Industries Extractives (ITIE).

La Cour des Comptes du Togo, s’inscrivant dans cette dynamique du Plan National de Développement (PND),  a élaboré, avec  l’assistance du Programme d’Appui Accéléré par les Pairs (PAP-APP) de l’Initiative de développement de l’Organisation Internationale des Institutions Supérieures de Contrôle des Finances publiques (INTOSAI/IDI), et  du Conseil Régional de Formation des Institutions Supérieures de Contrôle des   Finances Publiques d’Afrique Francophone Subsaharienne (CREFIAF),  des instruments de gestion stratégiques aux fins d’accroitre sa performance au cours des cinq (05) prochaines années, entre autres, le plan stratégique de développement de la Cour des   comptes.

La bonne gouvernance économique suppose une gestion transparente, saine, conforme aux lois et règlements, efficiente, équitable et efficace des ressources financières, humaines et matérielles par les gouvernements aux différents niveaux de responsabilité et de mandats qu’ils détiennent.

Il s’agit d’une véritable exigence universelle qui se traduit par la volonté commune des Etats à œuvrer pour l’assainissement de la gestion des affaires publiques, dans un contexte marqué par le souci d’atteindre les Objectifs de Développement Durable. Dans cette optique, le Togo a rendu opérationnelle la Cour des comptes depuis septembre 2009 après sa création par la Constitution d’octobre 1992 et son institutionnalisation par la loi organique n° 98-014 du 10 juillet 1998 portant organisation et fonctionnement de la Cour.

Je sais et je suis convaincu que nous avons la volonté et la détermination requises pour parvenir à la réalisation de notre mission.

Je souhaite que l’année 2020 soit une année de stabilité pour que, dans la sécurité et la concorde, nous fassions de notre pays le Togo, une nation de paix, de prospérité où il fait bon vivre.

Bonne et Heureuse Année 2020 à tous.

Jean Koffi EDOH
Premier Président de la Cour des comptes